Meriol Lehmann is a multidisciplinary artist working with new media, audio and photography. Based in Quebec City, he's also the director of Avatar, an artist-run centre dedicated to audio art and electronic art.

Meriol Lehmann est un artiste multidisciplinaire oeuvrant dans les domaines des nouveaux médias, de l'audio et de la photographie. Vivant à Québec, il est aussi directeur d'Avatar, un centre d'artiste dédié à l'art audio et électronique.
  • My artistic statement has always been about themes related to my immigrant status : being attached to a territory left behind, the difficulty of being part of a new territory... All of this is probably familiar stuff to any expatriate, and those realities are so strong, I can't avoid them. My fascination over the territory's impact on human beings brought me to turn the question over: as individuals and society, how's our print over landscapes? Not only on our near environment but also over landscapes miles away from our home. In a global world, our human print is much stronger than it was a century ago. Our lifestyles impact many other lives, our ways of living modify our own landscape but a great part of the planet as well. This interdependency brings a cycle, a loop. What weight on our lives those man-altered landscapes have? And how both our individual and collective memories affect the way we perceive the landscape? Everyone got inside him its own past, memories, references. It is this memory, as much personal than collective, that I'm trying to reach. The artistic work then become a collection of references for everyone to find its own way through.
  • Ma démarche artistique a toujours été peuplée de thèmes liés sans nul doute à ma condition d’immigré : l’attachement à un territoire qui n’est désormais plus le nôtre, la difficulté de s’établir sur un territoire nouveau... Autant de thèmes familiers pour des expatriés, liés à des réalités si marquantes qu’ils deviennent inévitables. Cette fascination qu’a l’impact du territoire sur les êtres humains m’a amené à retourner la question : quel impact avons-nous comme individus et comme sociétés sur le territoire? Non seulement sur celui qui nous entoure, mais aussi sur des territoires situés bien loin de notre lieu de résidence. Dans un monde global, notre empreinte comme humain est beaucoup plus étendue qu’il y a un siècle. Nos choix de vies influencent une quantité d’autres vies; nos modes de vie modifient non seulement notre environnement proche, mais également une grande partie de la planète. Cette interdépendance amène une boucle, un cycle. Quel poids a sur nos vies ces paysages altérés par l’homme? Et quel est le poids de nos mémoires, individuelles et collectives, sur nos perceptions territoriales? Chaque individu porte en lui ses références, son passé, ses souvenirs, et c’est cette mémoire, aussi intime que collective, que je cherche à atteindre. L’œuvre devient alors un creuset de références, si subtiles que tous s’y retrouveront, mais c’est individuellement que l’on se souviendra.